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» Histoires » Alphabétique » Q-U

TOM POUCE

 

Il était une fois un couple de paysans qui se lamentait de ne pas

avoir d'enfants. L'épouse déclara un jour : " Même si nous avions

un enfant pas plus gros que le pouce, nous l'aimerions de tout

notre cœur. "

Son souhait fut exaucé et, parce que cet enfant n'était pas plus

grand qu'un pouce, ils l'appelèrent Tom Pouce. En avançant en

âge, le petit garçon restait minuscule mais faisait preuve d'un

esprit vif et éveillé.

Un jour, Tom Pouce était allé en forêt avec son père pour abattre

quelques arbres. Il demanda à ce dernier la permission de

conduire la charrette à cheval. Celui-ci accepta et ils se

donnèrent rendez-vous un peu plus tard. Ravi, il grimpa aussitôt

sur le cheval et alla se loger dans l'oreille du cheval pour lui

indiquer le chemin.

Deux étrangers qui passaient par là, regardèrent avec

étonnement cette voiture et ce cheval sans conducteur. Les deux

voyageurs décidèrent de suivre l'attelage. De retour dans le bois,

Tom Pouce cria à son père :

" Tiens, voici la voiture, viens me faire descendre. "

Émerveillés, les deux curieux qui observaient la scène, se dirent

que de montrer en ville un tel petit bout d'homme pourrait leur

rapporter quelque argent.

Ils proposèrent au père de Tom Pouce d'acheter son fils. Celui-ci

refusa de céder ce qu'il avait de plus cher au monde, mais

l'enfant lui conseilla d'accepter. Il dit à son père : " Ne t'inquiète

pas, je saurai bien revenir. "

Tom Pouce partit alors avec les deux hommes. Le soir venu, à

l'auberge, il se laissa glisser à terre et disparut dans un trou de

souris où les deux hommes, furieux, ne purent le rattraper. C'était

la nuit et comme Tom Pouce se demandait où dormir, il avisa une

coquille d'escargot vide. Alors qu'il s'y glissait, il entendit les deux

voyageurs parler tout bas : ils se demandaient comment faire pour

voler l'argent du curé.

Tom Pouce, du fond de sa coquille, leur cria alors : " Emmenez-

moi avec vous, je vous aiderai. "

Les deux hommes acceptèrent. Après tout, c'était le moyen de

savoir ce qu'il savait faire. Le petit bonhomme se faufila dans la

maison du curé et cria : " Voulez-vous tout ce qui est là ? " Les

deux voleurs effrayés lui dirent de parler plus bas, mais Tom

Pouce recommença à crier de toutes ses forces. La servante du

curé entendit la voix et se leva pour voir ce qui se passait.

Entendant du bruit, les deux hommes s'enfuirent à toutes jambes

pendant que l'enfant se glissait dans la grange. La servante

pensa qu'elle avait dû rêver car elle ne voyait âme qui vive, et elle

retourna se coucher après avoir soufflé sa chandelle.

Fatigué, Tom Pouce s'endormit dans le foin et ne se réveilla

même pas quand la servante vint pour nourrir la vache au petit

matin.

La femme prit justement la brassée de foin où le petit garçon

reposait. Celui-ci se réveilla horrifié dans la gueule du ruminant.

Quelle frayeur ! Il prit garde de ne pas être broyé par les dents de

l'animal et glissa jusqu'à son estomac. Il faisait bien sombre là-

dedans et il cria : " Ne m'envoyez plus de foin; " La servante, qui

trayait la vache, reconnut la voix entendue la nuit précédente et

courut voir le curé pour lui dire que la vache parlait. Le curé la

traita d'abord de folle puis, à son tour, il entendit la voix de Tom

Pouce.

Jugeant que l'animal devait être ensorcelé, le prêtre ordonna de

l'abattre et l'estomac dans lequel se trouvait l'enfant fut jeté sur un

tas de fumier.

Un loup affamé qui passait par là, ne fit qu'une bouchée de cet

estomac. Toujours courageux, Tom Pouce ne jugea pas la

situation désespérée et cria au loup, du plus profond de son

estomac : " Mon cher loup, je sais où tu pourrais faire un bon

repas. " Intéressé, le loup écouta l'enfant lui décrire comment

se rendre à la maison de son père où il pourrait manger toutes

les provisions de la réserve.

La nuit suivante, le loup se faufila chez le père de Tom Pouce

et fit un tel festin que son ventre trop lourd traînait à terre. Repu, il

ne pouvait plus bouger et il était devenu si gros qu'il ne passait

plus par la porte; L'enfant se mit alors à s'agiter et à pousser des

cris.

" Veux-tu te taire, tu vas réveiller tout le monde ", supplia le loup,

effrayé. Mais Tom Pouce répondit que si le loup avait bien

festoyé, il avait, lui aussi, bien le droit de s'amuser, et il se remit

à faire un vacarme épouvantable. Ses parents, enfin réveillés par

tant de bruit, arrivèrent à la réserve et regardèrent par la fente de

la porte. Apercevant le loup, les parents de Tom Pouce coururent

chercher des armes : une hache pour le père, une faux pour la

mère. Le père dit alors à sa femme : " Je frappe le premier et s'il

n'est pas mort, tu l'achèves avec la faux. " En entendant la voix de

son père, Tom Pouce cria : " Père, je suis là, dans le ventre du

loup !"

- Quel bonheur ! s'écria l'homme, nous avons enfin retrouvé notre

cher enfant ! "Et il frappa la tête du loup qui tomba raide mort. Les

parents prirent alors des ciseaux et un couteau et, avec beaucoup

de soin, ouvrirent le ventre de la bête. Fou de joie, l'enfant se jeta

dans les bras de son père et de sa mère et respira avec délice

l'air pur. " Mais où es-tu donc allé ? questionnèrent-ils avec

curiosité.

- J'ai vécu beaucoup d'aventures.

Je me suis tout d'abord réfugié dans un trou de souris, puis je me

suis retrouvé ensuite dans le ventre d'une vache, pour enfin finir

dans la panse d'un loup. Ses parents le couvrirent de baisers.

Puis, ils l'emmenèrent à la maison. Là, ils le lavèrent dans un

grand baquet d'eau bien chaude, lui donnèrent à manger et à

boire et lui firent de beaux habits tout neufs.

 

         

LE ROSSIGNOL DE L'EMPEREUR

 

Il était une fois un empereur chinois qui vivait dans le plus

magnifique château du monde. Son jardin, où l'on pouvait voir les

plus merveilleuses fleurs, n'était qu'enchantement et féerie.

Il y avait même un rossignol qui avait établi son nid dans une des

branches d'un grand arbre fleuri.

Cet oiseau chantait si délicieusement que tout le monde alentour

s'arrêtait de travailler pour l'écouter.

Venant de tous les pays, les visiteurs se pressaient vers la ville

impériale et tous s'extasiaient devant le château et le jardin.

Mais lorsqu'ils avaient entendu le rossignol, tous s'écriaient :

" Voilà qui est prodigieux ! ". Et tout un chacun bavardait en

s'émerveillant sur le chant de l'oiseau, tant et si bien que la rumeur

parvint aux oreilles de l'Empereur qui se mit en colère.

" Qu'est-ce donc que ce rossignol ? demanda le vieux monarque.

Je ne le connais pas. Il se trouve dans mon empire et dans mon

jardin et je n'en ai jamais entendu parler ? Qu'on me l'amène ! "

Pendant ce temps, on fit au château des préparatifs

extraordinaires pour recevoir l'illustre chanteur. Les murs et les

carreaux de porcelaine brillaient aux rayons de cent mille lampes

d'or. Au milieu de la grande salle où l'Empereur était assis, on

avait placé une baguette dorée pour recevoir le rossignol.

Tous les yeux étaient fixés sur le petit oiseau gris, et celui-ci

chantait d'une manière si admirable et divine que les larmes en

vinrent aux yeux de l'Empereur. Oui, les larmes coulaient sur les

joues du vieil homme et le rossignol chantait de mieux en mieux.

Sa voix allait jusqu'au fond des cœurs, et il eut le plus grand

succès. Toute la ville parla dès lors de l'oiseau prodigieux qui

devint le joyau de tout le royaume.

Or, un jour, l'Empereur reçut un gros paquet contenant un

rossignol mécanique. Celui-ci devait imiter le vrai rossignol

et était tout couvert de diamants, de rubis et se saphirs.

Il était si beau et si semblable au premier, il chantait si bien,

que tout le monde voulut écouter un concert des deux

rossignols. On les fit donc chanter ensemble, mais le duo

sonnait complètement faux, car le véritable rossignol chantait

selon son inspiration naturelle et l'autre obéissait au mouvement

de la mécanique. On fit alors chanter seul l'oiseau artificiel. Il eut

autant de succès que le véritable et il plaisait davantage aux yeux,

car il brillait de tout l'éclat de ses pierres précieuses.

Il chanta ainsi trente-trois fois le même morceau sans la moindre

fatigue, et plut tant que l'on chassa le véritable rossignol.

Celui-ci fut banni de la ville et de l'empire, et l'oiseau artificiel prit

la place d'honneur sur une petite table de laque auprès du lit de

l'Empereur. Cela durait depuis un an. Mais un soir que l'oiseau

mécanique chantait de son mieux et que l'Empereur l'écoutait

dans son lit avec délices, on entendit tout à coup à l'intérieur du

corps : " crac ", puis : " br-rr-ou-ou ".

Toutes les roues s'emballèrent et la musique s'arrêta subitement.

La belle mécanique était rouillée. Quelle désolation !...

On n'entendit plus jamais chanter l'oiseau artificiel.

Cinq ans plus tard, le pays fut plongé dans une profonde douleur.

Les chinois aimaient beaucoup leur Empereur, mais un jour,

il tomba malade et l'on disait qu'il allait mourir.

Déjà, on avait élu un nouvel empereur et tout le peuple était

assemblé sur la place pour l'acclamer.

L'empereur déchu était étendu pâle et froid dans son grand lit

magnifique. Pouvant à peine respirer, il était tellement oppressé

qu'il avait l'impression qu'on lui marchait sur la poitrine.

Ouvrant les yeux, il vit la Mort, parée de ses plus beaux atours,

qui était venue le chercher. L'Empereur eut très peur et croyait sa

dernière heure venue.

Alors tout à coup, près de la fenêtre se fit entendre un chant

ravissant. C'était le petit rossignol de la forêt qui chantait sur

une branche. Il avait appris la maladie de l'Empereur et venait

lui apporter de l'espoir et de la consolation. Et le petit rossignol

chanta si merveilleusement et si doucement que les visions de

l'Empereur s'évanouirent.

Comme par magie, le vieil homme guérit et reprit immédiatement

des forces. " Merci, merci petit oiseau céleste, dit-il. Je t'ai

chassé jadis et cependant tu as fait disparaître par ton chant les

méchantes figures qui assiégeaient mon lit. Comment pourrais-je

te récompenser ?

- Tu m'as déjà récompensé, dit le rossignol. J'ai arraché des

larmes à tes yeux la première fois que j'ai chanté. Ce sont pour

moi des diamants et je ne l'oublierai jamais.

Laisse-moi venir près de toi quand bon me semblera. Je te

chanterai les heureux et ceux qui souffrent, le bien et le mal, tout

ce qui n'est pas connu de toi, car un petit oiseau vole partout et

perçoit toutes les choses que tu ne peux voir. mais promets-moi

une seule chose : ne raconte à personne que tu as un petit oiseau

qui t'informe de tout. Crois-moi, tout n'en ira que mieux. "

Et le petit rossignol s'envola. Un instant après, les courtisans et

serviteurs entrèrent pour voir une dernière fois leur défunt

Empereur et restèrent ébahis lorsque celui-ci leur dit tout

bonnement : " Bonjour ! "

 

         

                     LE TROIS PETITS COCHONS

 

Il était une fois trois petits cochons qui s'en allèrent de par le

monde pour faire fortune.

Le premier petit cochon rencontra un paysan qui portait une

grosse botte de paille sur son dos. "S'il vous plaît, Monsieur,

donnez-moi un peu de votre paille pour que je puisse me

construire une petite maison." L'homme accepta et le petit

cochon se construisit une jolie maisonnette toute en paille.

Quelques jours plus tard, il entendit des coups frappés à la

porte. C'était le loup.

"Petit cochon, laisse-moi vite entrer, criait-il.

- Jamais de la vie ! Par ma queue en tire-bouchon ! répondit

le petit cochon.

- Attends un peu ! Je vais souffler de toutes mes forces. Et ta

maison de paille va s'envoler dans les airs !" Le loup souffla

si fort que la maison de paille fut projetée très haut dans le

ciel.

Puis le loup se jeta sur le petit cochon et le dévora.

Le deuxième petit cochon rencontra un homme qui portait

sur son dos un fagot de joncs. "S'il vous plaît, monsieur,

donnez-moi quelques joncs pour que je puisse me construire

une petite maison."

L'homme accepta et le petit cochon se construisit une jolie

maisonnette toute en joncs. Quelques jours plus tard, le loup

arrive et crie : " Petit cochon, laisse-moi vite entrer !"

Le petit cochon cria encore plus fort que le loup : "Jamais de

la vie ! Par ma queue en tire-bouchon !

- Attends un peu ! Je vais souffler si fort que ta maison va

s'envoler dans les airs !"

Et le loup souffla si fort que la maison de joncs fut projetée très

haut dans le ciel. Puis le loup se jeta sur le deuxième petit

cochon et le dévora.

Le troisième petit cochon rencontra un homme qui poussait

une brouette remplie de briques rouges. "S'il vous plaît,

monsieur, donnez-moi quelques-unes de vos briques pour

que je puisse me construire une petite maison."

L'homme accepta et notre troisième petit cochon se

construisit une jolie maison toute en briques rouges. Le loup

arriva à toute vitesse :"Petit cochon, laisse-moi entrer ! cria-

t-il.

- Jamais de la vie ! par ma queue en tire-bouchon !

- Attends un peu ! Je vais souffler si fort que ta maison va

s'envoler dans les airs !"

Et le loup siffla de toutes ses forces. Mais la maison de

briques rouges ne bougea pas d'un pouce.

Le loup, surpris et furieux à la fois, chercha une ruse.

"Bientôt ce cochon finira dans mon ventre", pensa-t-il.

" Petit cochon, dit-il doucement, je connais un superbe

champ de navets. Voudrais-tu que je te dise où il est ?

-Oh ! oui ! Dis-le moi, s'il te plaît !

- Ce champ est tout à côté de la maison du menuisier.

Si tu te lèves tôt demain matin, nous pourrons aller

ensemble chercher une grosse botte de navets pour

notre déjeuner. Qu'en penses-tu ?

- L'idée est excellente. A quelle heure viendras-tu me

chercher ? demanda le petit cochon.

- A six heures du matin, si cela te va" répondit le loup.

Mais le lendemain matin, le petit cochon se leva à cinq

heures du matin. Il alla tout seul dans le champ dont lui

avait parlé le loup. Il se remplit un plein panier de navets

et rentra chez lui, tout joyeux.

A six heures précises, le loup arriva devant la maison

du petit cochon. "Tu es prêt ? dit-il.

- Plus que prêt, répond notre petit cochon. J'ai même eu

le temps d'aller chercher des navets pour mon déjeuner !"

Le loup était furieux, mais il ne le montra pas. Il dit

simplement d'un ton aimable :" Petit cochon, je connais

un endroit où il y a un pommier couvert de pommes.

- S'il te plaît, dis-moi où il est !

- Tout au fond du jardin du boulanger. Si tu te lèves demain

matin à cinq heures, nous pourrons y aller ensemble."

Mais le lendemain matin, le petit cochon sauta de son lit

avant même que quatre heures aient sonné. Il alla vite au

fond du jardin du boulanger. Mais il n'avait pas pensé que

la route était plus longue et qu'il devait grimper en haut du

pommier. Il était à peine arrivé au sommet de l'arbre qu'il

aperçut le loup. "Eh bien, petit cochon, je vois que tu ne m'as

pas attendu pour goûter les pommes. J'espère qu'elles sont

bonnes, au moins !

- Délicieuses ! répondit le petit cochon.

- Tiens ! En voilà une belle que j'ai cueillie tout exprès pour toi !"

Et il la lui lança le plus loin possible. Le loup courut pour

l'attraper. Pendant qu'il la cherchait dans l'herbe, le petit

cochon eut le temps de descendre de l'arbre et de rentrer à

toute vitesse dans sa petite maison. Le loup ne se découragea

pas et dès le lendemain, il alla trouver le petit cochon. "Je vais

à la foire cet après-midi. Voudrais-tu m'y accompagner ?

demanda-t-il.

- Avec plaisir ! A quelle heure viendras-tu me chercher ?

-A trois heures précises", répondit le loup.

Le petit cochon partit tout seul à la foire, en ayant pris une

bonne avance. Il acheta un tonneau de bois et rentra chez lui.

Au milieu de la route, il vit le loup qui venait à sa rencontre.

Que faire ? Il n'y avait qu'une solution : se cacher dans le tonneau !

Mais pendant qu'il se glissait dedans, le tonneau se mit à rouler

le long de la pente, droit sur le loup. Le loup prit ses jambes à

son cou en hurlant de peur. Et il oublia complètement d'aller à la

foire.

Le lendemain, à travers la porte, le loup raconta au petit cochon

la peur affreuse qu'il avait eue : un tonneau avait roulé droit sur lui.

Un peu plus, et il était tué sur-le-champ !

"tu ne devineras jamais qui était dans le tonneau, dit le petit

cochon en riant aux éclats. Je sui allé tout seul à la foire, j'ai

acheté un tonneau et quand je t'ai vu, je me suis caché dedans.

Et puis je l'ai fait rouler dans ta direction !"

C'en était trop pour le loup. Il fallait en finir avec ce maudit cochon.

"Attends un peu ! marmonne-t-il. Je vais me glisser par la cheminée

et je vais dévorer ce cochon tout cru."

Mais le petit cochon l'entendit qui marchait sur le toit de la maison.

Il prit une énorme marmite pleine d'eau bouillante et la plaça dans

l'âtre. Au moment précis où le loup arrivait par la cheminée, il

souleva le couvercle de la marmite. Le loup y tomba, la tête la

première. Aussitôt le petit cochon reposa le couvercle sur la

marmite. Quand le loup fut bouilli à point, le petit cochon en fit son

dîner. Et puis ce jour, il vit tranquille dans sa petite maison de

briques rouges.

 

         

                        LE PETIT SOLDAT DE PLOMB

 

Il était une fois vingt-cinq soldats de plomb, tous frères car tous nés

d'une vieille cuillère de plomb. Ils se tenaient l'arme au bras, la tête

droite et leur uniforme était rouge et bleu. La première chose qu'ils

entendirent, lorsqu'on ôta le couvercle de leur boîte, fut : "Des

soldats de plombs !", crié par un petit garçon qui les avait reçus

pour son anniversaire. Il les alignait maintenant sur la table.

Chaque soldat ressemblait aux autres. Un seul était différent : il

n'avait qu'une jambe. Mais il se tenait aussi ferme sur cette jambe

que les autres sur deux.

Sur la table où les petits soldats de plomb étaient rangés, il y

avait beaucoup d'autres jouets ; mais le plus remarquable était

un beau château en papier. Par les fenêtres on pouvait voir jusque

dans les salles. Au dehors, des petits arbres entouraient un miroir

figurant un lac ; des cygnes en cire s'y reflétaient. Tout cela était

ravissant mais ce qu'il y avait de plus charmant encore, c'était

une petite demoiselle qui se trouvait devant la porte du château.

Elle aussi était en papier. Elle portait un jupon de tulle et, en guise

d'écharpe, un mince ruban bleu au milieu duquel étincelait une

paillette aussi grande que son visage. La demoiselle étirait ses

bras en l'air, parce qu'elle était danseuse, et elle levait une de

ses jambes si haut que le petit soldat de plomb ne put l'apercevoir.

Il crut que la demoiselle n'avait qu'une jambe comme lui.

"Ce serait une femme idéale pour moi, songea-t-il, mais comme

elle est distinguée ! Elle habite un château, et moi seulement une

boîte dans laquelle nous sommes déjà vingt-cinq...

Malgré tout, il faut que j'essaie de faire sa connaissance."

Et il se cacha derrière une tabatière qui était sur la table. Là il

pouvait mieux admirer la petite demoiselle qui restait debout sur

une jambe sans perdre l'équilibre.

Le soir venu, les soldats de plomb rentrèrent dans leur boîte et les

habitants de la maison allèrent se coucher. Notre petit soldat se

dissimula derrière la tabatière. Quand minuit sonna, clac ! le

couvercle sauta ; un petit diable apparut ; la tabatière était en

réalité une boîte à surprise. "Soldat de plomb, dit le diablotin,

arrête un peu de regarder la petite demoiselle et met tes yeux

dans ta poche !"

Mais le soldat fit semblant de ne pas entendre.

"Attends voir jusqu'à demain !", reprit le diablotin.

Et le lendemain, lorsque les enfants se levèrent, ils placèrent

le soldat de plomb sur le rebord de la fenêtre ; mais tout à coup,

la fenêtre s'ouvrit et il tomba du troisième étage, la tête la première

sur le pavé. Il atterrit sur son shako, la jambe en l'air et la

baïonnette fichée entre les pavés. La servante et le petit garçon 

descendirent le chercher, mais ils ne le retrouvèrent pas. La pluie

commença à tomber. Ce fut bientôt un vrai déluge.

Après l'orage, deux gamins des rues vinrent à passer : "Dis donc !

fit l'un, voilà un soldat de plomb qui ne demande qu'à naviguer. "

Ils confectionnèrent un bateau avec un vieux journal, mirent dedans

le soldat de plomb et le lâchèrent dans le caniveau rempli d'eau ;

les deux gamins le suivaient en battant des mains. Le soldat de

plomb, ballotté en tous ses sens, restait impassible. Soudain, le

bateau fila sous une planche qui recouvrait le caniveau et

s'engouffra dans l'égout. "Il fait aussi noir que dans ma boîte, dit le

soldat de plomb. Où vais-je atterrir maintenant ? Si seulement la

petite demoiselle était avec moi !" Au même moment surgit un

gros rat qui lui cria : "Passeport ! Et plus vite que ça !" Mais le

soldat de plomb ne répondit pas et serra très fort son fusil. Le

courant l'entraînait déjà vers la sortie de l'égout qui se jetait dans

la rivière. Le bateau tournoya plusieurs fois sur lui-même, se

remplit d'eau et sombra. Heureusement, le papier journal se

déchira et le soldat passa au travers. Et au même instant, il fut

avalé par un gros poisson. "Il fait encore plus noir que tout à

l'heure", pensa le soldat de plomb. Mais il restait immobile,

l'arme au bras.

Le poisson s'agitait de tous côtés. Brusquement, ses soubresauts

cessèrent. Le soldat de plomb vit la lumière du jour et entendit une

voix qui criait : "Regardez ce que j'ai trouvé dans le ventre du

poisson !

Un soldat de plomb !" C'était la cuisinière qui avait acheté le poisson

au marché et qui le préparait pour le déjeuner. Elle apporta le petit

soldat dans le salon. Oh ! Surprise, il reconnut les enfants, leurs

jouets, le château de papier et la charmante petite danseuse.

Elle était restée bravement dans la même position, la jambe tendue

en l'air et il en fut tout ému. Il la regarda, elle le regarda aussi,

mais ils ne se dirent pas un mot. Soudain, sans la moindre raison,

le petit garçon le saisit et le jeta au feu.

Le petit soldat de plomb fut envahi d'une chaleur horrible. Il se

sentait fondre peu à peu il perdit sa forme mais il regardait toujours

la petite demoiselle, en tenant fermement son fusil. C'est alors qu'un

courant d'air fit voler la danseuse dans le feu, près du soldat.

En un instant, elle disparut dans les flammes.

Le lendemain matin, quand la servante balaya les cendres de la

cheminée, elle trouva un petit cœur de plomb et une paillette, que

le feu avait rendu noirs comme du charbon.

 

         

SIMBAD LE MARIN

 

Tout le monde m'appelle Simbad le Marin, parce que j'ai passé

presque toute ma vie en mer. Je vais vous raconter ma longue

histoire. A sa mort, mon père me laissa une immense fortune...

mais bientôt, tous mes biens s'envolèrent en fêtes et en dépenses

inconsidérées. Vivre pauvre, plutôt mourir ! Je vendis le peu qui

me restait et je m'embarquai pour les Indes avec d'autres

marchands. Une énorme tempête se leva, nous détourna de notre

route. Notre navire échoua sur une île déserte d'une grande beauté,

un véritable paradis.

Nous allâmes chacun de notre côté explorer cette île merveilleuse.

Épuisé de faim et de fatigue, je m'endormis au pied d'un grand

arbre.

A mon réveil, je cherchai vainement mes compagnons de voyage,

je les appelai à pleine voix. Seuls le bruit du vent et le chant des

oiseaux me répondirent.

Je courus à la critique où notre navire avait mouillé. Et je vis à

l'horizon un point minuscule. Notre navire était déjà loin ; j'étais

abandonné sur l'île ! je grimpai tout en haut d'un grand arbre

dans l'espoir de découvrir un village. Rien aux alentours, sauf

une sorte de monticule blanc de la forme d'une grosse boule.

Je me dirigeai vers ce mystérieux objet. Il était lisse comme du

marbre.

"Quel est donc cet objet ? pensai-je. Il n'a pas de porte et a l'air

creux. Si je le perçais avec une grosse pierre ?"

Mais tout à coup le ciel s'obscurcit. je levai la tête. Juste au-dessus

de moi, planait un oiseau monstrueux qui faisait claquer son énorme

bec. Le monstre se précipita vers le sol.

Dans un bruissement d'ailes, il se posa, sans me voir, sur l'objet

blanc. Alors, je compris tout en un instant : cet objet mystérieux était

l'oeuf de l'oiseau !

A bord du navire, les marins m'avaient parlé d'un oiseau

gigantesque, ils l'appelaient l'oiseau Roc et disaient qu'ils se

nourrissaient de serpents.

Cela paraissait incroyable. C'était donc vrai ! "Il faut que je parte à

tout prix de cette île déserte, pensai-je. L'oiseau Roc va m'aider

malgré lui !"

Je défis ma ceinture et la nouai à l'une des pattes de l'oiseau.

J'attachai l'autre extrémité à mon poignet et j'attendis. Peu après,

l'oiseau battit des ailes et s'élança dans le ciel, en m'emportant sans

le savoir !

Je tremblais de peur. Au-dessous de moi, l'île devenait minuscule,

nous planions très haut dans le ciel. Au bout de quelque temps,

l'Oiseau Roc se rapprocha d'une petite masse de terre perdue au

milieu de la mer : c'était une île qui semblait plus grande que celle

que nous avions quittée.

L'Oiseau se posa à terre. Très vite, je dévouai ma ceinture et sautai

sur le sol, sans être vu de l'oiseau.

Il fixait un redoutable serpent qui se tenait à ses pieds, le menaçant

de sa langue fourchue. La lutte entre les deux monstres fut sans

pitié.

A la fin, l'Oiseau Roc terrassa son rival et le mit en pièces.

Puis il s'enfuit dans les airs. Je poussai un cri de joie.

Mais ma tranquillité allait être de courte durée. L'île n'était qu'un

vaste nid de serpents. Toute la vallée résonnait de leurs horribles

sifflements.

"Que vaut-il mieux : être picoré comme un grain de blé par un

oiseau énorme ou avalé comme un moineau par un serpent

monstrueux ?" pensai-je avec désespoir.

Il fallait trouver un refuge pour échapper à ces serpents. Tout près

de moi, je vis une grotte entre deux rochers. Je m'y blottis et attendis

la tombée de la nuit.

J'explorai le fond de ma cachette qu'éclairaient les rayons du soleil.

Mille éclats multicolores m'éblouirent. Je tendis la main pour saisir

les cailloux qui jonchaient le sol : c'étaient des pierres précieuses !

Je restai là, abasourdi, tenant ces trésors dans mes mains.

N'entendant plus le sifflement des serpents, je jetai un coup d'oeil

au-dehors.

Du ciel, tombaient des morceaux de viande, des côtelettes, des

quartiers entiers de bœuf et de mouton. "Tu as perdu la tête mon

pauvre Simbad !" me dis-je, pensant que je faisais un mauvais

rêve.

Bientôt je vis une troupe de grands aigles fondre sur les morceaux

de viande et s'envoler avec leur butin.

"On dirait que quelqu'un a jeté ces morceaux en pâture. Si j'en

profitais pour me faire enlever par un aigle ?" Je sortis prudemment

de ma cachette. Les serpents s'étaient enfuis à l'arrivée des aigles.

Je m'approchai d'un quartier de bœuf, le fixai sur mon dos et me

couchai, le visage contre la terre. J'avais pris la précaution de

remplir mes poches de pierres précieuses trouvées dans la grotte.

Si je survivais, il fallait être riche !

Je sentis bientôt au-dessus de moi un grand bruissement d'ailes.

Une force irrésistible m'emporta dans le ciel. L'aigle qui m'avait saisi

dans ses serres, caché sous le quartier de viande, survola la vallée

et se posa sur un pic rocheux où il avait fait son nid. Je voulus prendre

la fuite, mais j'entendis des cris, en contrebas du nid.

Effrayé par ce bruit, l'aigle s'envola. Je me dressai et regardai

au-dessous du nid. Il y avait un petit groupe d'hommes armés de

bâtons.

"Je suis sain et sauf ! criai-je, en sautant du nid.

- Mais qui es-tu donc ?" demanda le plus âgé des hommes, qui

semblait être leur chef. "Comment es-tu arrivé dans ce nid ?

Es-tu un marchand, comme nous ?"

Je leur racontai toute mon histoire.

"C'est un miracle que tu sois arrivé précisément aujourd'hui.

Car nous ne venons sur cette île qu'une fois tous les trois ans.

Nous avons lancé tous nos morceaux de viande. Et notre cueillette

est terminée.

- Votre cueillette ? demandai-je avec surprise.

-La cueillette des diamants. Cette vallée a des parois si étroites qu'on

ne peut en atteindre le fond, où sont les diamants. Nous avons trouvé

un bon moyen pour les avoir : nous emportons avec nous un

chargement de viande, dont nous jetons les morceaux au fond de la

vallée. Dès que les aigles les voient, ils les emportent dans leurs

nids. Il y a toujours quelques diamants qui restent collés sur la

viande.

Il ne nous reste plus qu'à crier pour effrayer les aigles et à grimper

dans leurs nids pour récupérer les diamants.

Malheureusement, les plus gros diamants sont encore au fond de la

vallée.

A cause de leur poids, ils tombent en plein vol."

"Pour une fois, vous ne serez pas déçus !" leur dis-je, en tirant de

mes poches les diamants que j'avais emportés. Ce soir-là, nous

fîmes une fête inoubliable.

Et dès le lendemain matin, nous prîmes le chemin du retour.

J'aurais pu rester chez moi bien tranquille jusqu'à la fin de mes

jours.

Mais j'avais pris le goût des aventures et des longs voyages.

Je voulais découvrir des pays nouveaux. Je me suis embarquée et

j'ai fait le tour du monde. Mais si vous le voulez bien, je vous

raconterai une autre fois la suite de mes aventures.

 

         

RAIPONCE

Un mari et sa femme souhaitaient, depuis très longtemps,

avoir un enfant. Mais en vain, car la santé de la femme n'était

pas très bonne. Jusqu'au jour où la femme aperçut dans un

jardin voisin d emagnifiques plantes potagères connues sous

le nom de raiponces. La jeune femme se mit à désirer

ardemment manger ces raiponces qui, elle le sentait, allaient

lui apporter la santé. Or, ce jardin appartenait à une sorcière et

personne n'osait s'y aventurer.

Elle n'osait pas en parler à son mari mais son désir devenait de

plus en plus pressant. Cependant, celui-ci s'aperçut que sa

femme maigrissait et pâlissait à vue d'oeil. Il s'inquiéta :

"Que se passe-t-il, ma chérie ?" Elle lui avoua :

"Tu vois ces raiponces dans le jardin d'à-côté.

Eh bien ! il faut que j'en mange pour retrouver la santé sinon

je risque de mourir."

Le mari, alarmé, décida d'aller dans le jardin de la sorcière

chercher des raiponces, le soir même. Il en rapporta à sa

femme qui en fit de succulentes salades qu'elle mangea

avec beaucoup de plaisir, mais son envie augmenta d'autant.

Le mari dut retourner le lendemain soir dans le jardin d'à-côté

mais cette fois, il fut surpris par la sorcière en colère qui lui dit :

"Comment oses-tu entrer dans mon jardin sans ma permisssion !"

Le pauvre homme expliqua alors :

"C'est par amour pour ma femme.

Si elle n emange pas ces raiponces, elle ne pourra pas avoir

d'enfant et de plus elle risque de mourir."

Cette déclaration calma la sorcière. Elle lui dit alors :

"Bien ! Je te donne la permission de venir chercher autant de

raiponces que tu voudras à condition que tu me donnes ton

premier enfant."

Le mari, en désespoir de cause, accepta.

Quelques années plus tard, fidèles à leur promesse, ils remirent

à la sorcière. Le premier bébé qui était une très joile petite

fille. La sorcière l'emporta chez elle et lui donna le nom de Raiponce.

Quand Raiponce devint une belle jeune fille, la sorcière jalouse et

possessive, décida de l'enfermer dans une tour afin de ne pas la

perdre et qu'aucun homme ne puisse la séduire. Cette tour était

isolée. Il n'y avait pas de porte mais seulement une petite fenêtre

tout en haut.

Pour y accéder, la vieille femme devait demander à la jeune fille

qui possédait une longue chevelure dorée :"Raiponce, ma toute

belle, peux-tu faire descendre tes cheveux jusqu'à moi afin que

je puisse monter ?"

Et la jeune fille, après avoir tressé ses magnifiques cheveux, les

fixait alors à un chochet et les laisser descendre jusqu'au bas de

la tour. La sorcière pouvait ainsi y grimper. Or, un jour, le fils du roi

passait par là et entendit Raiponce qui chantait au sommet de

la tour. Il s'arrêta et fut émerveillé par la splendeur de sa voix. Il

écoutait depuis un bon moment près de la tour quand il aperçut

la vieille sorcière qui s'approchait. Celle-ci comme de coutume,

fit sa demande à la jeune fille qui s'exécuta. Le prince distingua

Raiponce qui se penchait.

Il fut séduit pas sa beauté; il observa la scène et se promit de

revenir sur les lieux afin de voir la jeune créature et de lui parler.

Ce qu'il fit le soir même. Au pied de la tour, il appela Raiponce

en imitant la vieille femme. Celle-ci sans méfiance fit descendre

ses cheveux et le prince grimpa jusqu'à elle. Lorsqu'il parvint

auprès d ela jeune fille, celle-ci fut tout d'abord effrayée, mais

elle se calma quand le prince lui déclara son admiration. Elle

le trouva gentil et beau. Ils s'éprirent l'un de l' autre. Le prince

revint les soirs suivants. Un jour il dit à Raiponce : "Je veux

t'épouser et t'emmener loin d'ici dans mon royaume." Ils

convinrent alors que le prince reviendrait le lendemain soir avec

de longues cordes de soie qui remplaceraient la chevelure de

la jeune fille afin de descendre de la tour.

Par malheur, le lendemain, la jeune fille dit innocemment à la

sorcière, alors que celle-ci venait d ela rejoindre :

"Comment se fait-il que vous mettiez tant de temps pour grimper

alors que le jeune prince est si rapide et léger ?"

La sorcière furieuse menaça : "Ainsi tu as vu un jeune homme,

alors que je t'avais interdit de voir et de parler à quiconque.

Puisque c'est comme ça, je vais t'emmener loin d'ici et tu ne

le reverras plus jamais !". La sorcière mit sa menace à exécution

et la pauvre jeune fille se retrouva dans une maison lointaine en

un lieu désert et pauvre.

Le soir même, la vieille femme se cacha   et attendit le prince

en bas de la tour.

Quand celui-ci, plein d'espoir et d'amour, arriva avec les cordes

de soie, il se rettrouva nez à nez avec la méchante femme qui,

tout en riant cruellement de sa surprise lui cria :

"Tu ne reverras plus jamais Raiponce et aveugle tu resteras !"

Dès lors désemparé, le jeune homme fut condamné à errer par

monts et par vaux pendant longtemps à la recherche de sa bien-

aimée, aveugle et malheureux.

Mais à force d'espoir et de persévérance, son amour le conduisit

dans le lieu où vivait la jeune fille. Raiponce, ce jour-là, chantait.

Il reconnut sa jolie voix et il l'appela. Raiponce sortit de la maison

et vit le prince. Elle courut vers lui et se jeta dans ses bras. Des

larmes de joies touchèrent les yeux du jeune homme et celui-ci

recouvra la vue aussitôt. Il l'emmena dans son château et ils

se marièrent. Tout le royaume fut en fête.

Ce fut le début d'une longue histoire d'amour et de bonheur.

 

         


Dimanche 11 Avril 2021


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