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» Histoires » Age » 2-3 ans

CENDRILLON

 

Il était une fois un gentilhomme qui épousa une femme dure et

hautaine. Celle-ci avait deux filles d'un précédent mariage, qui

lui ressemblaient. Le mari, de son côté, avait une fille douce,

d'une très grande bonté. sa nouvelle femme ne put supporter

cette jeune fille ; elle la chargea des plus viles occupations de

la maison. Celle-ci frottait du matin au soir au soir et vivait dans

la misère, n'osant aller se plaindre à son père. Lorsqu'elle avait

fini son travail, elle allait se blottir au coin de la cheminée et

s'asseoir dans les cendres, c'est pourquoi on l'appelait Cendrillon.

Mais même vêtue de haillons, elle était encore cent fois plus belle

que ses sœurs aux habits magnifiques.

Le fils du roi donna un bal, auquel il pria toutes les personnes de

qualité de venir. Nos deux demoiselles y furent invitées, mais pas

Cendrillon ; pendant qu'elle préparait les toilettes de ses deux

sœurs, celles-ci lui demandèrent d'un air moqueur si cela lui

plairait d'aller au bal. La pauvre fille avait conscience des pauvres

vêtements rapiécés qu'elle portait, comment aurait-elle pu aller au

bal, habillée ainsi ?

L'heureux jour arriva ; les demoiselles partirent, Cendrillon  se

sentit submergée par les larmes. Sa marraine, qui était fée,

arriva par enchantement, et la voyant tout en pleurs, lui dit :

"Si tu veux aller au bal, fais ce que je te dis. Va dans le jardin

et apporte-moi une citrouille ! Ensuite, va chercher une cage à

souris ! " La fée frappe de sa baguette magique la citrouille, qui

se transforme en un magnifique carrosse doré. Six souris sortent

de la souricière et sont transformées en un superbe attelage de

chevaux gris pommelé. Un rat qui passait par là est aussitôt

transformé en cocher moustachu, et les laquais ? Six lézards

cachés derrière l'arrosoir, à peine touchés par la baguette,

montent en habits chamarrés derrière le carrosse.

La fée dit alors à Cendrillon : " Voilà de quoi aller au bal !" Mais

irait-elle avec ces vilains habits ? A peine effleurée par la

baguette de sa marraine, ses haillons se changent en habits d'or

et d'argent ; celle-ci lui donne ensuite les plus jolis souliers de

verre. Parée comme une princesse, Cendrillon pleine joie monte

dans le carrosse, après avoir promis de rentrer du bal avant minuit.

Sa marraine l'avertit qu'au douzième coup de minuit, son carrosse

redeviendra citrouille, les laquais lézards, les chevaux souris, le

cocher rat, ses habits haillons. Arrivée au château, elle fut reçue

comme une princesse. Le prince n'eut d'yeux que pour cette belle

inconnue qui dansait avec tant de grâce ; c'est à peine si, dans la

douleur du moment, Cendrillon entendit sonner

onze heures trois quarts. Aussitôt, elle se dépêcha de rentrer. Elle

remercia sa marraine et lui demanda de retourner au bal, ce

qu'elle fit le lendemain. Elle était encore plus belle, plus éclatante

que la première fois. Le fils du Roi ne cessa de danser avec elle,

et dans son bonheur elle en oublia l'heure.

Entendant le premier coup de minuit, elle s'enfuit aussi légèrement

qu'une biche ; le prince la suivit, mais ne put que ramasser son

soulier de verre qu'elle avait perdu.

Cendrillon était encore dans le grand escalier quand le dernier

coup de minuit sonna ; aussitôt elle se retrouva dans ses vieilles

guenilles. En bas, au lieu d'un carrosse, une citrouille l'attendait.

Elle rentra à pied, mais elle cachait dans la poche de ses vilains

habits l'autre petit soulier de verre. Ses deux sœurs lui

annoncèrent qu'une belle princesse avait perdu un de ses souliers

au bal. Le fils du Roi l'avait ramassé, et n'avait cessé de le

contempler. Il était assurément fort amoureux de la belle personne.

Peu de jours après, le fils du roi fit annoncer qu'il épousera celle

dont le pied s'ajusterait au soulier.

Toutes les dames de la cour l'essayèrent ; les deux sœurs

l'essayèrent aussi, mais inutilement. Cendrillon demanda elle

aussi à l'essayer ; ses sœurs se moquèrent. Le gentilhomme qui

faisait l'essai du soulier, la fit asseoir et constata que son petit

pied rentrait dans le soulier ; l'étonnement des deux sœurs fut

encore plus grand Cendrillon mit à son autre pied le second soulier.

Elles lui demandèrent pardon. Cendrillon leur pardonna.

On la mena au jeune prince, et peu après il l'épousa.

 

         

LE PETIT CHAPERON ROUGE

 

Il était une fois une petite fille que tout le monde aimait, et plus

particulièrement sa grand-mère. Un jour, elle lui fit un chaperon

de velours rouge. Il lui allait si bien, que la fillette ne voulut plus

rien porter d'autre. On l'appela donc le petit Chaperon rouge.

Un beau matin, sa maman lui dit : "Petit Chaperon rouge, voici

un morceau de galette et un petit pot de beurre, porte-les vite à

ta grand-mère qui est malade. Elle va bien se régaler.

Mais vas-y tout de suite avant qu'il ne fasse trop chaud ; et sois

bien sage en chemin. Ne sautille pas à droite et à gauche, sinon

tu casseras ta cruche de vin."

- "Je ferai bien attention à tout ", promit le Petit Chaperon rouge.

Puis elle dit au revoir à sa maman et se mit en route. Sa grand-

mère habitait dans la forêt, dans un autre village. Sur son chemin,

la fillette rencontra un loup. Elle ne savait pas que c'était un fort

méchant animal ; elle n'eut donc pas peur du tout.

" Bonjour ! Petit Chaperon rouge ! dit le loup.

- Bonjour ! répondit le Petit Chaperon rouge.

- Où vas-tu de si bon matin ?

- Je vais voir ma grand-mère.

- Et que portes-tu ? demanda le loup.

- Un pot de beurre et un morceau de galette que ma maman lui

envoie. C'est pour ma grand-mère qui est malade, cela lui fera du

bien, répondit-elle.

- Et où habite-t-elle, ta grand-mère ?

- Sa maison est plus loin dans la forêt, à la première maison du

village. Tu la reconnaîtras forcément, dit le Petit Chaperon rouge."

Le loup se dit en lui-même : "Cette fillette tendre et dodue à

souhait est un morceau de choix ! Elle a sûrement meilleur goût

que la grand-mère. Il faut que je trouve une ruse pour les dévorer

toutes les deux.

Sans souffler mot, il chemina un petit moment aux côtés du Petit

Chaperon rouge, puis dit enfin d'une voix douce :

" Petit Chaperon rouge, tu marches droit devant toi comme si tu

allais à l'école, alors que la forêt est si belle ! Regarde un peu

autour de toi toutes ces jolies fleurs et écoute les gazouillis des

oiseaux dans les arbres." Le Petit Chaperon rouge leva les yeux

et vit les rayons du soleil entre les arbres et partout, partout, de

jolies fleurs dans l'herbe. " Si j'en cueillais un bouquet pour ma

grand-mère, cela lui ferait plaisir. Il n'est pas tard, j'ai tout mon

temps."

Elle quitta le chemin et bondit dans le sous-bois. Dès qu'elle avait

cueilli une fleur, elle en voyait une plus belle un peu plus loin ; elle

allait la cueillir aussitôt. Elle s'enfonça ainsi dans la forêt sans s'en

rendre compte.

Pendant ce temps-là, le loup se mit à courir de toute sa force par

le chemin qui était le plus court,   à la maison de la grand-mère et

frappa à sa porte.

" Qui est là ? cria la grand-mère.

- C'est moi, le Petit Chaperon rouge, dit le loup.  Je t'apporte de

la galette et du beurre. Ouvre-moi !

- Je suis trop faible pour aller t'ouvrir. Tu n'as qu'à tirer la

chevillette, la bobinette cherra."   Le loup tira la chevillette et la

porte s'ouvrit. Il se jeta sur la grand-mère et la dévora en mois de

rien. Il mit ensuite la chemise de nuit et le bonnet de dentelle de la

grand-mère, se coucha dans le lit et en ferma les rideaux.

Pendant ce temps-là, le Petit Chaperon rouge avait cueilli un

bouquet de fleurs si gros qu'elle pouvait à peine le porter. Il était

temps de l'offrir à sa grand-mère.

Elle se remit bien vite en chemin. Quand elle arriva devant la

maison, elle s'étonna de trouver la porte ouverte. Tout lui sembla

étrange. Elle s'avança près du lit, en disant :

" Bonjour, grand-mère." Mais personne ne lui répondit. Elle écarta

les rideaux du lit. La grand-mère était là, couchée, le bonnet de

dentelle enfoncé jusqu'aux yeux, qui cachait presque toute la figure.

- " Comme tu as de grandes oreilles, grand-mère, dit-elle.

- C'est pour mieux t' entendre, mon enfant !

- Comme tu as de grands yeux !

- C'est pour mieux te voir, mon enfant !

- Comme tu as de grands bras !

- C'est pour mieux t' embrasser, mon enfant !

- Comme tu as une grande bouche et de grandes dents !

- C'est pour te manger ! " dit le loup qui fit un bond hors du lit et

dévora d'un trait le Petit Chaperon rouge. Une fois repu, le loup se

recoucha et s'endormit aussitôt. Il se mit à ronfler haut et fort. Un

chasseur qui passait devant la maison l'entendit et pensa :

" Comment se fait-il que cette vieille grand-mère ronfle si fort ?

Allons voir si elle n'a besoin de rien. " Il entra dans la chambre,

s'approcha du lit et vit le loup, profondément endormi.

" Te voilà enfin, canaille !

Depuis le temps que je cherche à t'attraper !"

Il brandit son fusil en direction du loup, mais s'arrêta net.

" Et si le loup avait dévoré la grand-mère ? " se dit -il.

Il reposa son fusil, prit une paire de ciseaux et se mit à ouvrir le

ventre du loup endormi.

Au troisième coup de ciseaux, il aperçut quelque chose de rouge.

Deux ou trois coups de ciseaux encore et la petite fille bondissait

dehors en s'écriant : " Oh ! la, la ! Comme j'ai eu peur ! Il faisait si

noir dans le ventre du méchant loup ! ". La grand-mère sortit à son

tour, encore vivante, mais  elle respirait à peine. Il était temps !

Le petit Chaperon rouge courut chercher de grosses pierres et en

bourra le ventre du loup. Quand il se réveilla, il voulut s'enfuir. Mais

les pierres étaint si lourdes qu'il s'affala sur le sol et mourut

quelques minutes après.

Nos trois amis étaient bien contents. Le chasseur prit la peau du

loup et rentra chez lui. La grand-mère mangea la galette et but le

vin que sa petite-fille lui avait apportés. Elle se sentit beaucoup

mieux.

Et le Petit Chaperon rouge ne disait rien.

" Jamais plus de ma vie je ne désobéirai. Jamais plus je ne

m'écarterai du chemin pour aller courir dans la forêt quand

maman me l'a formellement interdit " promit-elle tout bas.

 

         

BLANCHE-NEIGE

 

Il était une fois une reine qui se piqua le doigt, et voyant une perle

de sang sur la neige blanche, elle songea qu'elle aimerait avoir

une petite fille avec des lèvres aussi rouges que le sang, la peau

aussi blanche que la neige, les cheveux et les yeux aussi noirs

que l'ébène. Ce qu'elle avait souhaité si fort se réalisa

La petite fille fut appelée Blanche-Neige.

Mais peu de temps après, la gentille reine mourut, et le roi se

remaria avec une femme très belle, extrêmement vaniteuse, qui

à tout moment, se tournait vers son miroir magique et lui

demandait : " Miroir ! Gentil miroir, dis-moi qui est la plus belle ? "

Le miroir qui ne pouvait mentir, lui répondait qu'elle était la plus

belle d'entre toutes. Ceci jusqu'au jour, où il lui répondit que

certes, elle était très belle mais que Blanche-neige était bien plus

belle encore.

Une jalousie, une haine féroce envahit la reine. Elle ordonna à un

chasseur de tuer Blanche-Neige, et de lui rapporter son cœur.

Le chasseur qui avait reçu les ordres entraîna l'enfant dans les

bois. Mais là, ému par son innocence et sa beauté, son bras se

figea dans l'air, il n'eut pas la force de la tuer. Il lui dit de s'enfuir

très loin, de courir sans jamais s'arrêter. Il tua alors un chevreuil

et en rapporta le cœur à la reine. Celle-ci, ne se doutant de rien,

le mangea en croyant que c'était celui de Blanche- Neige.

Dans la forêt, la pauvre Blanche-Neige s'arrêta de courir à la

nuit tombée. Tremblante de peur, de faim et de froid, elle aperçut

une lumière. C'était une maisonnette. Elle s'approcha, frappa, il

n'y avait personne. Plus morte que vive, elle y pénétra.

A l'intérieur, tout était minuscule, propre et rangé. Il y avait sept

petites chaises, sur la table sept petits couverts et sept petits

gobelets. Elle but dans chacun. Il y avait sept petites assiettes

remplies de nourriture, et elle mangea un peu de chaque. Il y avait

enfin sept petits lits, aux draps blancs, elle s'endormit dans le

dernier.

Les sept nains qui habitaient la maisonnette rentrèrent à la nuit

tombée. Quelle ne fut pas leur surprise, quand ils virent que

quelqu'un avait mangé leur soupe, bu dans leurs gobelets, et que

ce quelqu'un dormait dans leur lit ! Mais ils ne réveillèrent pas

Blanche-Neige.

Le lendemain, elle leur raconta ses mésaventures, ils lui

demandèrent de rester, de les aider à faire la cuisine et le

ménage, ainsi elle serait à l'abri de la méchante reine. Ils

explosèrent de joie quand elle accepta.

Avant de repartir au travail, le lendemain matin, ils lui

recommandèrent de surtout n'ouvrir la porte à personne.

La méchante reine, qui était aussi une sorcière, questionna de

nouveau son miroir. Elle fut très surprise d'entendre celui-ci lui

dire que si elle était belle, Blanche-Neige, qui habitait chez les

sept nains, étaient mille fois plus belle encore.

Elle décida cette fois d'agir elle même. Elle mit du poison dans

une belle pomme rouge et déguisée en marchande, s'approcha

de la maison des sept nains. Blanche-Neige sans se méfier porta

à la bouche le beau fruit rouge que lui tendait la fausse

marchande.

A peine avait-elle avalé la première bouchée qu'elle tomba raide

morte. La sorcière s'enfuit en riant.

Quand les sept nains revinrent du travail, ils trouvèrent Blanche-

Neige inanimée, étendue sur le sol.

Ils firent tout pour la faire revivre, mais elle resta sans vie. Ils

pleurèrent pendant trois jours. Comme elle restait aussi

délicieusement belle, gardant ses couleurs, ils ne purent se

résoudre à l'enterrer. Ils l'allongèrent dans un cercueil de verre,

qu'ils transportèrent sur une colline, à la lumière du soleil. Nuit et

jour, à tour de rôle, un nain veillait sur elle, pendant que les autres

partaient travailler.

Un fils de roi, qui passait par là, vint demander de l'eau. Voyant

Blanche-Neige dans son cercueil transparent, il resta tellement

fasciné par sa beauté qu'il en tomba amoureux. Comme il la

prenait dans ses bras, un morceau de pomme empoisonné

tomba de la bouche de Blanche-Neige. Elle ouvrit les yeux, sans

comprendre où elle se trouvait, mais se sentit vibrer dans son

royaume et les sept nains assistèrent à leur mariage.

 

 

         

                     LE TROIS PETITS COCHONS

 

Il était une fois trois petits cochons qui s'en allèrent de par le

monde pour faire fortune.

Le premier petit cochon rencontra un paysan qui portait une

grosse botte de paille sur son dos. "S'il vous plaît, Monsieur,

donnez-moi un peu de votre paille pour que je puisse me

construire une petite maison." L'homme accepta et le petit

cochon se construisit une jolie maisonnette toute en paille.

Quelques jours plus tard, il entendit des coups frappés à la

porte. C'était le loup.

"Petit cochon, laisse-moi vite entrer, criait-il.

- Jamais de la vie ! Par ma queue en tire-bouchon ! répondit

le petit cochon.

- Attends un peu ! Je vais souffler de toutes mes forces. Et ta

maison de paille va s'envoler dans les airs !" Le loup souffla

si fort que la maison de paille fut projetée très haut dans le

ciel.

Puis le loup se jeta sur le petit cochon et le dévora.

Le deuxième petit cochon rencontra un homme qui portait

sur son dos un fagot de joncs. "S'il vous plaît, monsieur,

donnez-moi quelques joncs pour que je puisse me construire

une petite maison."

L'homme accepta et le petit cochon se construisit une jolie

maisonnette toute en joncs. Quelques jours plus tard, le loup

arrive et crie : " Petit cochon, laisse-moi vite entrer !"

Le petit cochon cria encore plus fort que le loup : "Jamais de

la vie ! Par ma queue en tire-bouchon !

- Attends un peu ! Je vais souffler si fort que ta maison va

s'envoler dans les airs !"

Et le loup souffla si fort que la maison de joncs fut projetée très

haut dans le ciel. Puis le loup se jeta sur le deuxième petit

cochon et le dévora.

Le troisième petit cochon rencontra un homme qui poussait

une brouette remplie de briques rouges. "S'il vous plaît,

monsieur, donnez-moi quelques-unes de vos briques pour

que je puisse me construire une petite maison."

L'homme accepta et notre troisième petit cochon se

construisit une jolie maison toute en briques rouges. Le loup

arriva à toute vitesse :"Petit cochon, laisse-moi entrer ! cria-

t-il.

- Jamais de la vie ! par ma queue en tire-bouchon !

- Attends un peu ! Je vais souffler si fort que ta maison va

s'envoler dans les airs !"

Et le loup siffla de toutes ses forces. Mais la maison de

briques rouges ne bougea pas d'un pouce.

Le loup, surpris et furieux à la fois, chercha une ruse.

"Bientôt ce cochon finira dans mon ventre", pensa-t-il.

" Petit cochon, dit-il doucement, je connais un superbe

champ de navets. Voudrais-tu que je te dise où il est ?

-Oh ! oui ! Dis-le moi, s'il te plaît !

- Ce champ est tout à côté de la maison du menuisier.

Si tu te lèves tôt demain matin, nous pourrons aller

ensemble chercher une grosse botte de navets pour

notre déjeuner. Qu'en penses-tu ?

- L'idée est excellente. A quelle heure viendras-tu me

chercher ? demanda le petit cochon.

- A six heures du matin, si cela te va" répondit le loup.

Mais le lendemain matin, le petit cochon se leva à cinq

heures du matin. Il alla tout seul dans le champ dont lui

avait parlé le loup. Il se remplit un plein panier de navets

et rentra chez lui, tout joyeux.

A six heures précises, le loup arriva devant la maison

du petit cochon. "Tu es prêt ? dit-il.

- Plus que prêt, répond notre petit cochon. J'ai même eu

le temps d'aller chercher des navets pour mon déjeuner !"

Le loup était furieux, mais il ne le montra pas. Il dit

simplement d'un ton aimable :" Petit cochon, je connais

un endroit où il y a un pommier couvert de pommes.

- S'il te plaît, dis-moi où il est !

- Tout au fond du jardin du boulanger. Si tu te lèves demain

matin à cinq heures, nous pourrons y aller ensemble."

Mais le lendemain matin, le petit cochon sauta de son lit

avant même que quatre heures aient sonné. Il alla vite au

fond du jardin du boulanger. Mais il n'avait pas pensé que

la route était plus longue et qu'il devait grimper en haut du

pommier. Il était à peine arrivé au sommet de l'arbre qu'il

aperçut le loup. "Eh bien, petit cochon, je vois que tu ne m'as

pas attendu pour goûter les pommes. J'espère qu'elles sont

bonnes, au moins !

- Délicieuses ! répondit le petit cochon.

- Tiens ! En voilà une belle que j'ai cueillie tout exprès pour toi !"

Et il la lui lança le plus loin possible. Le loup courut pour

l'attraper. Pendant qu'il la cherchait dans l'herbe, le petit

cochon eut le temps de descendre de l'arbre et de rentrer à

toute vitesse dans sa petite maison. Le loup ne se découragea

pas et dès le lendemain, il alla trouver le petit cochon. "Je vais

à la foire cet après-midi. Voudrais-tu m'y accompagner ?

demanda-t-il.

- Avec plaisir ! A quelle heure viendras-tu me chercher ?

-A trois heures précises", répondit le loup.

Le petit cochon partit tout seul à la foire, en ayant pris une

bonne avance. Il acheta un tonneau de bois et rentra chez lui.

Au milieu de la route, il vit le loup qui venait à sa rencontre.

Que faire ? Il n'y avait qu'une solution : se cacher dans le tonneau !

Mais pendant qu'il se glissait dedans, le tonneau se mit à rouler

le long de la pente, droit sur le loup. Le loup prit ses jambes à

son cou en hurlant de peur. Et il oublia complètement d'aller à la

foire.

Le lendemain, à travers la porte, le loup raconta au petit cochon

la peur affreuse qu'il avait eue : un tonneau avait roulé droit sur lui.

Un peu plus, et il était tué sur-le-champ !

"tu ne devineras jamais qui était dans le tonneau, dit le petit

cochon en riant aux éclats. Je sui allé tout seul à la foire, j'ai

acheté un tonneau et quand je t'ai vu, je me suis caché dedans.

Et puis je l'ai fait rouler dans ta direction !"

C'en était trop pour le loup. Il fallait en finir avec ce maudit cochon.

"Attends un peu ! marmonne-t-il. Je vais me glisser par la cheminée

et je vais dévorer ce cochon tout cru."

Mais le petit cochon l'entendit qui marchait sur le toit de la maison.

Il prit une énorme marmite pleine d'eau bouillante et la plaça dans

l'âtre. Au moment précis où le loup arrivait par la cheminée, il

souleva le couvercle de la marmite. Le loup y tomba, la tête la

première. Aussitôt le petit cochon reposa le couvercle sur la

marmite. Quand le loup fut bouilli à point, le petit cochon en fit son

dîner. Et puis ce jour, il vit tranquille dans sa petite maison de

briques rouges.

 

         


Vendredi 18 Octobre 2019


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